samedi 20 septembre 2008

message no. 2

L'Océanic de Rimouski a perdu hier soir contre les Remparts de Québec. C'était la prémière défaite de la saison pour ma nouvelle équipe. Malheureusement, je ne pouvais pas écouter le match à la radio mais j'écoutais l'après match qui portait exclusivement sur le camp d'entrainement du Canadien de Montréal.

Ayant beaucoup écouté les après-matchs comme enfant quand les matchs n'était pas diffusés aussi souvent, j'étais content de ne pas trouver grand chose qui distinguent ces québecois des albertains auxquelles je me suis habitués à écouter. De temps en temps, je le faisais aussi mais ca fait longtemps que je n'appelle pour être entendu.

Ils ont parlé, pour la plupart, de Carey Price et Guillaume Latendresse. Le premier a perdu à peu près 20 livres au cours de l'été tandis que M. Latendresse, quant à lui, en a perdu 10. La question posée était donc, pourquoi Carey était si lourds l'an dernier et est-ce que c'était ces livres en excès qui ont contribué à la défaite du Canadien face aux Flyers de Philadelphie. C'est vrai qu'il n'a pas bien joué dans cette série mais je pense plutôt que c'était Martin Biron qui a gagné la serie pour les Flyers.

Tout ça pour soulever la question de notre obsession avec nos équipes préférées. Qu'est-ce que ca révèle de nous, de nos vies? Qu'elles soient plattes, c'est entendu, mais que les hommes d'une quarantaine d'années sentent l'obligation (jusqu'à un certain point) d'appeler et dire au monde ce qu'ils pensent de Carey et Guillaume me fait refléchir de la psychologie des fans.

Ecoutez-bien, je n'écrit pas pour critiquer ces gars qui appellent mais pendant cette année isolée, j'ai l'intention de mieux comprendre l'importance d'hockey vis-a-vis la société dans la quelle je me trouve. Si, j'ai l'air critique c'est surtout car je me vois dans les actions et paroles de ces mêmes gars.

Franchement, le fait que ce type des gars existent me plaît beaucoup car il justifie, en partie, mon obsession avec l'hockey. (J'utilise le mot 'obsession' dans son sens vulgaire, non psychologique.) Mais je me demande toujours si la façon dont je me comporte est bien justifiée.

Comme enfant, je n'étais pas au courant de l'haine que beaucoup de monde porte sur le sport. C'est sur que ces gens-là sont souvent des gens qui n'ont pas bien réussi leurs gym classes et étaient, on peut supposer, critiqués et choisis en dernière place. Une des raisons pour lesquelles je me pose ces questions c'est parce que beaucoup de mes amis font partie de groupe et, d'une certaine façon, je tâche à les convaincre ou, plus proche de la vérité, je tâche à me justifier dans leurs yeux.

Je suis bien conscient que ce désir obsessif dit plus longuement sur moi que le monde cité en haut.

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